Rendez-vous le 12 mai à 19h pour une table ronde organisée par la CAS 20 sur le thème « Vivre libre et nourrir : soirée avec les cantines solidaires »
Contrairement à l’aide alimentaire, les cantines solidaires ne mettent aucune condition sur les distributions, et intègrent les gens dans l’organisation. Elles ne font pas pour les gens, on y fait les choses ensemble. La solidarité y est active et émancipatrice.
On “cantine” ensemble, on cuisine pour des tiers-lieux, des causes, pour sortir de l’isolement social. La cantine de lutte est une forme de SSA sans le dire : si les caisses alimentaires souhaitent socialiser l’alimentation, les cantines permettent déjà l’accès à toustes à une alimentation accessible (via les pratiques du prix libre et des tarifs différenciés) et de qualité.
Et quelle qualité ! Loin de recycler les déchets des supermarchés / (les surplus de l’agro-industrie), comme le permet la loi Garot pour remplir les aides alimentaires, les cantines s’approvisionnent souvent par le glanage paysan et la récupération de produits déclassés. Ainsi, on fournit à toustes une alimentation accessible en rémunérant dignement les paysan.nes.
Vous l’aurez compris, la cantine c’est un projet solidaire. Alors que les grandes chaînes néo-libérales dominent 45% du marché de la restauration (L’Injuste Prix De Notre Alimentation, Secours Catholique), la cantine solidaire propose de sortir de ce système décousu de social. Ainsi les cantines sont éminemment politiques : elles nourrissent les gens mais aussi les luttes. Alors que la durée moyenne des grèves est passée de de 16 jours en 1930 à 2,5 jours dans l’après-guerre, le journaliste Gaspard d’Allens l’attribue à la perte d’autonomie alimentaire des ouvrier.es : cantiner devient un enjeu pour continuer à lutter pour nos droits !

